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Littérature


La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 4

Publié par François d'Auberoche sur 9 Octobre 2014, 14:34pm

La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 4

Où Galaad découvre le grand amour avec l’héroïne et se révèle être un petit cachottier.

Dans la belle Armorique, bien loin de la canicule grecque et de son stupide ciel sans nuages, Galaad franchissait, sous des trombes d’eau, les quelques pas qui séparaient l’écurie de la maison. Sur les pas des nains, il pénétra en s’ébrouant dans la salle commune, où ils furent tous accueillis chaleureusement.

  • Les patins ! cria une Blanche Neige hystérique. Bande de petits salopiauds. Vous ne pouviez pas vous essuyer avant de rentrer ?
  • Ben non, répondit Prof. Ce n'était pas possible.
  • Impossible n’est pas Breton. C’est du Franc, et encore. Mais ce n’est pas la question. C’est à cette heure-ci qu’on rentre ! Heureusement que je n’ai pas fait un soufflé.
  • On a été retardé, émit Joyeux.
  • Je sais, les deux autres m’ont raconté. Je les ai envoyés se laver. Mais vous pouviez me prévenir. Les pigeons voyageurs ne sont pas faits pour les chiens.
  • Mais Blanche Neige, ce n’était pas possible, répéta Prof. Ils ne volent pas de nuit.
  • Et dans quel état vous êtes ! Ah, c’est du propre de vous bagarrer. Je vais avoir un mal fou à faire partir toutes ces taches de vos vêtements. Mais regardez-moi ça, du sang, de la cervelle et puis quoi encore ! On voit bien que ce n’est pas vous qui lavez.
  • Tu, tu sais, commença Timide.
  • Je ne sais rien, le coupa la princesse. Je vous ai dit cent fois de me prévenir lorsque vous ramenez un copain à dîner. Qui c’est d’abord ?

Aphrodite et Eros entrèrent à ce moment. Invisibles aux yeux des simples mortels, ils allèrent vite se mettre près de la cheminée et observèrent la scène.

Blanche Neige était déchaînée. Debout, au milieu de la salle commune, les poings sur les hanches, ses cheveux de jais en bataille, elle était superbe. Sa peau, blanche comme la neige, faisait encore mieux ressortir le vermeil de ses lèvres. Sa poitrine qui se gonflait au rythme de sa respiration tendait son tablier bleu, plein de tâches, et donnait vie à cet accessoire ancillaire.

« Elle n’est pas mal du tout, cette petite, pensa Galaad. Un peu trop blanche tout de même. On dirait qu’elle a passé des années dans un cachot. Ses cheveux noirs, son stupide ruban écarlate et son rouge à lèvres font ressortir encore plus sa pâleur. Coiffée autrement, avec une autre couleur (peut-être blonde ?), un autre maquillage, elle serait splendide. ».

  • Eros, prépare-toi, dit Aphrodite à son fils. Ça va être le moment.
  • Pas facile, répondit le fils en question. J’ai les plumes trempées. Je crève de froid et la corde de mon arc est détendue par la pluie.
  • J’arrange ça tout de suite, répliqua sa maman, en soufflant de ses lèvres un vent torride.
  • Ça réchauffe, l’informa Eros. Je comprends qu’avec un sirocco aussi bouillant, les mortels deviennent fous d’amour.
  • Tu vas voir ce que je vais faire, le prévint sa mère. Ce sera le succès du millénaire. Au prochain, je me ferai Roméo et Juliette. Mais là, ça va être historique.

Tandis qu’Aphrodite soufflait doucement vers lui, Galaad essayait de résister à la vue de la princesse.

  • TCHAC.

Eros venait de lui décocher une flèche en plein cœur.

Le résultat fut foudroyant. Le paladin tomba à genoux devant Blanche Neige, ôta son casque, le prit d’une main, tendit l’autre vers la belle et bredouilla seulement :

  • Princesse....
  • Allons bon, voilà qu’il m’appelle Princesse. Il ne manquait plus que cela ! Et mon incognito ! Maintenant, ça va être la reine mère, puis les paparazzi. Je n’ai pas intérêt à prendre le tunnel du pont de l’Alma. Je présume que tu as tout raconté aux nains ? C’est pour ça que les deux autres nigauds bafouillaient tout à l’heure et étaient intimidés.

Eros rechargea et tira sur Blanche Neige, tandis que sa mère s’occupait également d’elle.

  • TCHAC.

La princesse tituba sous l’impact, pâlit encore plus, puis rougit. « Mon dieu qu’il est beau, pensa-t-elle. Ses yeux bleus me font craquer. Ça y est, je suis amoureuse. »

  • Qu’est-ce que ça change que je sois ou non une princesse, soupira-t-elle en regardant le beau chevalier, avec des yeux de cocker. Tout ce que cela rapporte, c’est de vivre en exil et en danger de mort, si jamais la reine apprend que je suis vivante.
La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 4
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