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Littérature


La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 7 (suite 2)

Publié par François d'Auberoche sur 29 Octobre 2014, 07:27am

La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 7 (suite 2)
  • Menteuse. Vous l’avez tuée, mais, vous aussi, vous mourrez. Notre vengeance sera terrible.
  • Puisque c’est comme ça je m’en vais, je ne vais pas rester à écouter vos âneries.
  • Vous restez ici, cria Prof, en s’accrochant à sa manche. A MOI LES NAINS. AU MEURTRE. A L’AIDE !

Les nains ameutés par les cris arrivèrent en courant. Prof leur expliqua ce qui s’était passé. Aussitôt Timide, comme d’habitude, ne dit rien et agit. Il se mit derrière la vieille et lança une corde, au bout de laquelle il avait fait un nœud coulant. Il tira violemment en arrière, la vieille s’effondra.

  • Au secours ! A l’aide ! cria la dame.

En quelques secondes cette dernière fut bâillonnée et ligotée comme un saucisson. Prof chercha alors le moyen de ranimer la princesse.

  • Que faire ? se demanda-t-il à voix haute.
  • D’après la légende, seul un baiser de son Prince charmant peut réveiller une princesse, lui proposa Joyeux.
  • Oui, mais on n’a pas de Prince charmant sous la main. Tu en connais un ? Gros malin.
  • Ben, dit Joyeux, nous on l’embrasse. Comme on l’aime tous, ça devrait faire l’affaire. Allez, je commence, c’est pour son bien.

Les nains se mirent en file indienne pour faire un bisou à Blanche Neige.

  • Mince, ça ne marche pas. Il faut peut-être insister, dit Joyeux.
  • J’ai remarqué, intervint Grincheux, que la petite et le chevalier s’entendaient bien hier soir. Je pense qu’une idylle débutait. On pourrait peut-être la faire embrasser par Galaad.
  • Pas bête ! Atchoum et Timide, foncez réveiller Galaad, nous, on débarrasse le plancher de cette vieille saleté.

Quelques instants plus tard, la prisonnière se balançait à deux pieds du sol, accrochée à une poutre de l’écurie. Les nains lui enlevèrent son bâillon et se tinrent à une distance raisonnable, compte-tenu de l’odeur dégagée par la détenue.

  • Madame, commença Prof, nous vous prions instamment de nous dire la vérité et de nous avouer les motifs de votre meurtre.
  • Quoi ?
  • Ce n'est pas comme ça que tu vas la faire parler, grogna Grincheux. SALETE, poursuivit-il. TU AVOUES QUE TU ES LA REINE ET QUE TU AS TUE Blanche Neige, OU ON T’EMPALE !
  • Mais je suis la mère Denis.
  • QUI ?
  • La mère Denis, la lavandière de Ploucornec. Je n’ai rien fait, c’est l’autre imbécile qui l’a assommée en se jetant sur elle comme une bête. Au village je suis une vedette, je mérite votre confiance.
  • Retenez-moi ou je la tue. Continue Grincheux, je vais devenir fou.
  • Lavandière, mon œil. Et qu’est-ce que vous faisiez avec des pommes ?
  • Ah, les pommes ? Comme j’ai expliqué à la jeune fille qui, elle, est polie et bien élevée, je les ai trouvées ce matin. Je cherchais des fraises des bois quand je suis tombée dessus dans le verger du père Kerbauzon. Il y avait aussi des casse-croûtes jambon-beurre.

Les nains ne crurent pas un mot de ces balivernes et décidèrent de construire une cage, d’y enfermer la captive et de l’emmener plus tard au château de Blanche Neige, pour qu’elle soit jugée. Ils établirent un tour de garde pour veiller sur la prisonnière en attendant que la cage soit construite. Grincheux fut désigné pour s’en occuper le premier, avec l’ordre de la calmer si elle osait crier.

  • D’accord, dit Grincheux, en prenant un énorme gourdin.
  • Vous n’allez quand même pas nous laisser ça ! Elle pue à mort cette saleté, intervint Aberlour.

Pour que les montures ne souffrent pas de la pollution, les nains décidèrent de les sortir. Les poneys et Aberlour allèrent dans le jardin aussitôt, mais ce fut une autre paire de manches quand il fallut extraire les deux chevaux. Ceux-ci dormaient à sabots fermés et opposaient une force d’inertie proportionnelle à la puissance des ronflements de Bowmore

  • Il vaut mieux les laisser là, avoua Prof, on ne pourra jamais les déplacer. Ils dorment trop bien.
  • Bien, Grincheux on te laisse, on va construire la cage et voir comment va Blanche Neige, dit Prof en quittant l’écurie.

Dehors, il interpella Joyeux qui était sorti le premier :

  • Au fait, des nouvelles du chevalier ?
  • Les deux autres sont allés le voir, répondit Joyeux, ils sont ressortis aussitôt et ont plongé dans le ruisseau. Ils ne sont pas près de retourner dans sa chambre.
  • Ils ont la mémoire courte, ils ne se souviennent pas de leur dernière cuite. Bon, il faut tout d’abord aérer. Vous autres, commencez la cage, du simple mais solide. Avec les deux sensibles je m’occupe de Galaad.
  • Atchoum, Timide, venez me voir.
  • Ouiii, répondirent faiblement deux nains verdâtres.
La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 7 (suite 2)
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