Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

auberoche.overblog.com

auberoche.overblog.com

Littérature


Suite du chapitre quatre

Publié par François d'Auberoche sur 9 Octobre 2014, 14:38pm

Suite du chapitre quatre

Galaad se leva, dégaina son épée, la leva bien droite, la garde à la hauteur des lèvres, marqua une pause, puis la dressa le plus haut possible pour saluer la princesse. Mais Lagavulin se ficha dans une poutre.

« Mince, je loupe mon effet. » pensa le chevalier. Il tenta de décrocher son épée. Mais celle-ci résistait. Il dut poser son casque à terre pour pouvoir tirer des deux mains. Le spectacle amena sur les lèvres de Blanche Neige un mignon sourire.

« Il a l’air gentil comme tout et je l’intimide, le pauvre chou. Il est trop trognon. Je craque. » pensa la petite princesse en le regardant par dessous ses longs cils recourbés.

De son côté Joyeux éclatait de rire.

  • Ce n’est pas gentil, le réprimanda Prof. Viens plutôt nous aider.

Les nains avancèrent un tabouret, Dormeur et Prof le bloquèrent, Atchoum et Joyeux montèrent dessus, et Timide grimpa sur leurs épaules. Ce dernier se mit à tirer avec le héros. Finalement leurs efforts conjugués eurent raison de Lagavulin. Celle-ci céda d’un coup tandis qu'Atchoum éternuait. La pyramide s’écroula. Galaad partit en arrière et les nains roulèrent sur le parquet de chêne. Ils se relevèrent aussitôt, mais le chevalier gisait sur le dos, gêné par la lourde cuirasse et s’agitait désespérément comme une tortue retournée.

Après moult contorsions et avec l’aide des nains, le chevalier rouge de confusion se releva. Il recommença son salut en restant à genoux, puis inclina son épée vers le sol, en faisant attention à ne pas rayer le parquet.

  • Princesse, dit-il, je jure devant Dieu, la Sainte Vierge et Saint Georges de nous mettre, moi et mon épée, au service de ta cause. Permets-moi d’être ton chevalier servant.

Lagavulin lança des flammes rouge sang et parla aussi :

  • Tes ennemis seront mes ennemis Princesse, et j’espère qu’ils seront nombreux, car grande est ma hâte de les occire et de voir couler leur sang vermeil tel les flots de la mer rouge.

Tout en essayant de réprimer un fou rire, Blanche Neige répondit :

  • Ma parole, vous êtes de vrais tueurs tous les deux. Je ne sais si je dois être rassurée ou effrayée. Et que fais-tu noble chevalier dans la forêt magique de Brocéliande ?
  • Mon nom est Galaad, chevalier de la table ronde, envoyé spécial de feu le roi Arthur de Cornouailles pour retrouver le Saint Graal. Ma quête m’a conduit céans ce jour. J’espère l’achever bientôt afin d’être, si tu l’autorises, toujours à tes côtés pour te servir.
  • Et pourquoi ne pas me servir dès maintenant, chevalier ? minauda-t-elle.
  • Ben, j’ai ma quête à effectuer, Princesse, et je ne peux être en deux endroits à la fois. Je dois déjà partir demain dans la forêt, avec les nains, enquêter dans une grotte gardée par un monstre. Ensuite, si j’ai trouvé le Saint Graal, je dois le ramener en Bretagne, sinon, poursuivre ma quête, Dieu sait où.
  • Appelle-moi Blanche Neige, Galaad. J’espère que ta noble quête ne t’empêchera pas de me protéger.
  • Tu vois, dit Aphrodite à Eros, elle ne veut plus le lâcher. Elle est amoureuse de lui et vice versa. La malédiction court toujours.
  • Oui, il devra résister sans arrêt à Blanche Neige, s’il veut attraper son sacré Graal.
  • Et plus besoin de nous déplacer. Vite, on retourne avec les autres, Apollon me racontait de belles histoires.
  • Et moi j’ai un poker. Avec Hermès, je suis tranquille, il a dû me gagner une belle bourse de drachmes.
  • Mais Prin.., pardon, Blanche Neige.
  • C’est ce que je pensais, c’est possible, je t’accompagnerai donc. Cela me fera des vacances, j’en ai assez de faire le ménage, la cuisine et le repassage pour une bande de vieux garçons.
  • Mais c’est impossible, voyons.
  • Et pourquoi donc ?
  • Cela peut être très dangereux …
  • Tu me défendras, le coupa-t-elle. De plus, je serai loin de la méchante reine qui a juré ma perte.
  • Je ne peux t’offrir le confort qui sied à ton rang …
  • Je n’ai plus de rang et le camping n’a jamais tué personne.
  • Il serait inconvenant pour une jeune demoiselle de voyager seule avec un homme,...
  • Je me demande bien pourquoi. On ne serait pas bien tous les deux ? roucoula-t-elle.
  • Si, mais,…
  • Si tu préfères les voyages en groupe, je ne veux pas te contrarier. Nous partirons donc demain avec les nains. Ils te montreront le chemin de la grotte et, si on doit aller plus loin, je suis sûre qu’ils saisiront l’occasion de voyager.
  • Tu oublies que tu dois attendre l’arrivée de ton prince charmant.
  • Le Prince Charmant, je m’en fiche. Je ne vais pas passer ma vie ici à attendre l’arrivée hypothétique d’un jeune godelureau qui n’aura rien d’autre à me proposer qu’un nom à rallonge et plein de tares génétiques, dues aux mariages consanguins.
  • Mais, c’est ta destinée.
  • Ma destinée, mon œil. J’ai passé l’âge de croire aux princes charmants.
Suite du chapitre quatre
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents