Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

auberoche.overblog.com

auberoche.overblog.com

Littérature


Suite du troisième Chapitre

Publié par François d'Auberoche sur 2 Octobre 2014, 12:41pm

Suite du troisième Chapitre
  • Merci Galaad de nous avoir mis en garde, pas une seule Golden, Reinette ou Royal Gala n’entrera plus jamais dans notre demeure. Et les vieilles femmes auront intérêt à éviter cette forêt à l’avenir, conclut Prof.
  • Ce ne sera pas difficile, nous frapperons à vue et sans sommations. Et je connais quelques vergers qui vont goûter de ma hache. On n’est jamais trop prudent, ajouta Grincheux.
  • Et ce sera moins fatigant que de perdre notre temps à discuter, surenchérit Dormeur.

Tout en devisant, notre héros et son escorte s’enfonçaient de plus en plus dans la forêt. Ils arrivèrent au sommet d’une colline dominant une grande clairière. Au centre de celle-ci, en bordure d’un ruisseau qui brillait sous la lune, se blottissait une maison dont les lumières invitaient le voyageur à venir s’y reposer.

  • Voilà notre humble foyer, présenta fièrement Prof.
  • Pas si humble que ça. Nous avons tout le confort, précisa Grincheux.

En s’approchant le chevalier vit que l’édifice était important et tenait plus de la villa romaine que de la chaumière, avec un spacieux bâtiment d’habitation, une écurie et plusieurs dépendances.

  • Mettons vite les bêtes à l’écurie et allons voir si Blanche Neige va bien, lança Joyeux.
  • Montre le chemin de l’écurie au chevalier, moi je vais d’abord voir Blanche Neige, cria Grincheux, en courant vers la maison.
  • Moi aussi, dit Dormeur en sautant à bas du mulet.
  • J’aiderai à décharger, proposa Gourmand qui guida Aberlour vers l’écurie, suivi des autres nains.

L’écurie était spacieuse avec huit stalles. Dans celles-ci se trouvaient déjà sept poneys ainsi qu’une belle jument.

  • Des Shetlands ! Cela me rappelle la Calédonie, s’exclama Galaad.
  • Oui, nous en avons besoin pour aller au marché ou chez les diamantaires. Quant à la jument, c’est le cadeau que nous avons fait à Blanche Neige pour Noël. Il n’y a pas de stalles pour tes deux bêtes, mais l’écurie est suffisamment vaste pour les loger tranquillement, dit Prof en se laissant glisser de Bowmore.

Derrière la porte à double battant se trouvait une entrée immense où l’on aurait pu ranger une énorme charrette. Au milieu, à gauche, partait un couloir avec deux pièces en vis-à-vis, une sellerie et une réserve à grains, puis les huit stalles de part et d’autre du couloir central et, au fond, le hangar à paille surmonté d’un grenier à foin.

  • Vise un peu la gonzesse ! chuchota Bowmore à Aberlour.
  • C’est à vous ces basanes-là, mademoiselle ? continua-t-il en s’adressant à la jument.
  • Je ne suis pas celle que vous croyez, jeune homme ! répondit-elle sèchement en le foudroyant du regard.

C’était une cavale splendide, toute belle dans sa robe alezane avec trois mignonnes basanes blanches, mais un peu trop sûre de sa beauté.

  • Excusez-moi, c’était juste pour faire connaissance. Mais, vous avez des yeux splendides, avec un regard aussi profond que le Loch Ness ! Arrêtez de me regarder comme cela, je vais m’y noyer.
  • Il ne manquait plus que cela, un dragueur de la pire espèce ! Laissez-moi tranquille, nous n'avons même pas été présentés.
  • Voici Bowmore, le cheval du preux Galaad, intervint Joyeux. Il va passer la nuit ici. Tu verras, il est très gentil, n’aie crainte. C’est un brave, il vient de combattre contre les ogres et en a occis au moins une dizaine, à lui tout seul.
  • C’est bien ce que je pensais, un guerrier aux manières de soudard. Il roule des mécaniques parce qu’il est en uniforme et qu’il s’est battu, mais il n’a aucune manière.
  • Ça suffit Bethsabée ! Calme-toi, il ne t’a rien fait, à part te parler.
  • Arrête de faire la pimbêche, lui dit Prof, pour essayer de la calmer.
  • Excusez mon cheval, s’interposa Galaad, la bataille de tout à l’heure a été éprouvante. Il chassait sa tension nerveuse en plaisantant. J’espère que vous ne lui en voudrez pas.
  • Que nenni, noble chevalier, mais une vraie jeune fille se doit de tenir son rang.
  • C’est pas tout ça patron, il faudrait peut-être songer à décharger et à faire l’entretien de vos braves montures, s’exclama Aberlour.
  • Allez mon biquet, suis-moi. Je vais m’occuper de toi, dit Gourmand en conduisant le mulet vers le fond de l’écurie. Regarde la place que tu vas avoir.

Il commença à le débarrasser de sa charge. Pendant ce temps, Galaad essayait de descendre de cheval sans tomber, et ce n’était pas facile avec sa lourde cuirasse, son casque, son bouclier de bois recouvert de cuir et sa grande épée. Finalement, il fit comme d’habitude, il amena le cheval près d’un bloc de paille sur lequel il se jeta.

  • Et quand il n’y a pas de paille. Comment faites-vous messire ? s’enquit Prof.
  • Je me casse la figure. Si c’est de l’herbe tendre, ça va, mais s’il y a des cailloux, j’ai droit à des bleus. Ce n’est pas vraiment pratique. J’ai bien essayé d’apprendre à Bowmore à s’agenouiller comme font, paraît-il, les chameaux. Mais il refuse d’apprendre.
  • Je ne refuse pas d’apprendre, je ne veux pas me casser une jambe simplement pour le confort du passager. Il n’a pas besoin d’emporter tant de matériel.
  • Et si vous apportiez avec vous une échelle ? Ne serait ce pas plus pratique ? demanda Prof.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents