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Littérature


La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 10 (suite 1)

Publié par François d'Auberoche sur 18 Novembre 2014, 06:30am

La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 10 (suite 1)
  • Vous savez à mon âge, on grignote. Même si j’ai un peu faim après, ça me suffira. Du moment que j’ai à boire.
  • Pas de problème, dit Joyeux, ici ce n’est pas ça qui manque.

Pendant ce temps, Blanche Neige avait entrepris de ramener Galaad à sa beauté originelle en s’occupant de son visage en premier. Voyant que le nez de son héros menaçait ruine, elle entreprit de le guérir en frottant de plus en plus fort.

Elle y mit trop d’ardeur et entraîna rapidement la chute de cet appendice. La princesse désespérée prit le visage de son chevalier servant entre ses deux mains et se mit à pleurer à gros sanglots. Elle ne prit pas garde au fait qu’elle lui tenait fortement les deux oreilles et celles-ci lui restèrent dans les mains.

Blanche Neige, hurlante, courut dans la salle commune et, tenant une oreille dans chaque main, se planta devant Prof en levant les bras. La mère Denis, plongée dans son écuelle, ne vit rien. Mais les autres, au spectacle de Blanche Neige brandissant les deux oreilles du héros, se levèrent aussitôt en criant :

  • Olé !
  • Tu n’as que les oreilles ! hurla de rire Joyeux. Enfin pour un début ce n'est pas mal.
  • Ouiiiiiiin, j’ai défiguré Galaad. Je suis une misérable. Et Joyeux qui se moque. Je lui ai arraché le nez et les oreilles.
  • Mais non, dit Prof, tu n’y es pour rien. Il était gravement brûlé, cela devait tomber tout seul.
  • Est-ce que cela repoussera ?
  • J’ai bien peur que non, malheureusement.
  • Mais c’est horrible, il est affreux maintenant. Mais je l’aime toujours. Que faire ?
  • Je crois, dit Prof, que l’intervention de la mère Denis devient urgente pour sauver ce qui reste.
  • Bon, j’y vais, j’en aurai pas pour longtemps. Ça me fera mieux apprécier la suite. Mais il me faudrait un peu de calvados, un p’tit trou normand serait pas de refus.
  • Un setier, (1/2 litre environ) ça ira, mère Denis ? demanda Joyeux.
  • Oh, gamin, j’suis plus une fillette, verse donc un bon congé ! (3,30 litres) Ça aide à digérer.

En quelques secondes, le congé fut avalé, la mère Denis se torcha la moustache d’un revers de manche et se leva pour aller dans la chambre. Elle titubait bien un peu, mais n’oublia pas de prévenir :

  • Gardez ma part, les gars, je reviens de suite.

Blanche Neige, impatiente, l’escortait. Elle l’aida à bien viser pour passer les portes, Prof la poussait, tandis que Timide et Atchoum s’occupait de son roulis. Après quelques heurts sans gravité, la lavandière arriva au chevet de son patient. Elle se pencha sur le chevalier pour mieux l’observer ce qui déclencha un rot monstrueux. Galaad faillit sortir de son coma pour échapper à cette haleine fortement alcoolisée.

  • Il bouge, c’est bon signe, hoqueta la mère Denis.
  • Oui, mais c’est fini, avoua Prof.
  • Bon, s’énerva Blanche Neige, vous le soignez ou non.
  • Si vous me bousculez, ma petite jeune fille, je n’y arriverai pas.
  • Je ne vous bouscule pas, mais faites vite.
  • Nous allons nous occuper de son cœur, c’est la priorité.

La mère Denis mit alors ses deux mains sur la poitrine de Galaad et fit quelques passes en fermant les yeux. Rien ne se passa. Elle refit passe sur passe pendant plusieurs minutes jusqu'à ce qu’elle tombe à la renverse. La poitrine du chevalier avait perdu quelques boursouflures, mais de façon infime.

  • Pas très efficace le traitement, avoua Prof.
  • Ben, je suis encore très fatiguée, j’ai besoin de manger.
  • Et de boire, sans doute, persifla Blanche Neige. Bon, moi je vais prier la Vierge Marie et lui passer ce qui reste d’onguent sur le corps. Que Joyeux et les deux autres, retournent aussitôt chez l’apothicaire chercher encore de l’onguent.
  • Oui, dit Prof, je les envoie dans une demi-heure, laisse-leur le temps de manger. Mais toi, fais très attention en lui passant l’onguent. Caresse-lui seulement la peau.
  • Ne t’en fais pas, je serai très prudente.

L’après-midi se passa en massages multiples de la part de Blanche Neige et en passes magnétiques de la mère Denis. Aucun résultat satisfaisant n’apparut. La princesse était effondrée, la lavandière aussi, mais les raisons en étaient très différentes. Si la douleur accablait notre héroïne, il faut avouer que l’habitante de Ploucornec tenait une très belle cuite. Prof pensa qu’une bonne nuit de sommeil rendrait la guérisseuse plus efficace, on décida de la coucher de bonne heure, en même temps que le soleil.

A l’unanimité, moins les équidés qui ne furent pas consultés, on choisit de la mettre dans l’écurie, sur une botte de paille. Quand Aberlour vit arriver sept nains et un marin portant deux cents livres de viande saoule, il eut un hennissement de stupéfaction, repris en chœur par les poneys.

  • Pourquoi vous nous la ramenez encore ?

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