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Littérature


La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 10 (suite 3)

Publié par François d'Auberoche sur 20 Novembre 2014, 06:00am

La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 10 (suite 3)
  • Salaud ! Va-t-en.
  • C’est ce que j’essaye de faire depuis cinq minutes. Alors adieu, Blanche Neige, et bonne chance.

Dans le bureau de Prof, il ne vit pas ses habits, mais Lagavulin, sa fidèle épée.

  • Toi seule sera ma compagne, désormais comme avant, lui dit-il en la sortant de son fourreau pour vérifier son état.
  • Eh bien Galaad, dans quel état tu t’es mis ? demanda sa fidèle épée. Tu es gravement brûlé.
  • Oui, c’est affreux. N’est-il pas ?
  • Ce n’est rien du tout, je vais arranger ça en quelques instants.
  • Comment ? parvint à peine à murmurer notre chevalier.
  • Très simple. Tu as remarqué, je pense, que dans les combats j’émettais une lueur rouge. D’où crois-tu qu’elle vienne ?
  • Point ne sais-je et point ne m’en soucie.
  • Apprends donc, mon pauvre Galaad, que pour avoir de l’énergie, j’en prends d’habitude à la chaleur du soleil. Tu as accumulé tellement d’énergie que je vais faire le plein pour un bon mois et toi tu seras guéri.
  • Est-ce vrai ? Onc n’ai ouï pareil prodige.
  • Tu as encore beaucoup de choses à ouïr. Mets-moi sur une couche et allonge-toi sur moi. Allez, fais vite, j’ai grande hâte de te redonner tes forces et moi d’en prendre.
  • Vite Galaad, écoute ton épée ! lui cria Blanche Neige.
  • C’est vrai que ça ne coûte rien, essayons.

Ils allèrent aussitôt dans la chambre de la princesse. Galaad posa l’épée au centre du lit et demanda :

  • Et maintenant, que dois-je faire, ma brave Lagavulin ?
  • Allonge-toi sur le dos, la garde contre ta nuque, la lame contre ton dos et entre tes jambes et attends.

Le héros fit ce qu’on lui demandait. Aussitôt, la lumière baissa dans la chambre, la lampe à huile, qui brûlait toujours, fut obscurcie par un voile opaque. Des ténèbres d’une noirceur inhabituelle envahirent la pièce, tandis que l’on entendait Lagavulin vibrer, montant et descendant toute la gamme, passant d’une octave à une autre, pour terminer dans des vibrations aiguës insoutenables.

Blanche Neige sortit de la pièce pour échapper à ce son magique, tandis que Galaad cherchait désespérément les trous de ses conduits auditifs pour les boucher. Mais ce n’était pas facile dans le noir, sans pavillons pour guider ses doigts. Heureusement, le bruit cessa.

  • Retourne-toi, maintenant. Mets la garde contre tes lèvres et l’emplacement de ton nez, et colle-toi bien à moi. Vite, je ne peux attendre, j’ai soif d’énergie !

Encore une fois, la noirceur plus ténébreuse que la nuit la plus noire assombrit la pièce, chassant la lueur des étoiles et la clarté de la lune. Le son aigu reprit, plus fort qu’auparavant, changeant de hauteur et d’octave sans cesse, allant crescendo, fortissimo et allegro vigoroso. Galaad avait heureusement réussi à boucher ses oreilles, ce dont il n’était pas peu fier, et attendait avec impatience le résultat de cette cacophonie.

La lumière revint enfin, Galaad était gelé, il tremblait de tous ses membres et avait peur maintenant de finir en glaçon. Une petite voix demanda :

  • C’est fini ? On peut rentrer ?
  • Oui, dit Lagavulin. Ça faisait du bien. Je crois que Galaad est guéri.
  • Le ciel t’entende, brave épée de mon chevalier servant.

Blanche Neige entra, une bougie à la main. Elle éclaira le héros.

  • Oui Galaad, tu es guéri, tes plaies ont disparu.
  • Et mon nez ?
  • Ben, c’est à dire...
  • Galaad, j’ai pu réparer ton corps et enlever tes brûlures, répondit Lagavulin. Mais il n’était pas en mon pouvoir de recréer ce qui était détruit. Tes cheveux repousseront, pour le reste, il faudra trouver une autre solution.
  • N’aie crainte Galaad, nous trouverons un remède. Peut-être le Saint Graal pourra te guérir. Courage, à deux, nous le trouverons et après nous pourrons nous marier.
  • Je l’espère Blanche Neige. Maintenant, j’ai un motif supplémentaire de trouver le Saint Graal. Je porterai un masque pour ne point t’horrifier par ma vue et ta beauté déteindra peut-être sur mon visage navré.

Blanche Neige ne dit rien et se jeta dans ses bras. Le baiser qu’ils échangèrent alors pour sceller leur promesse fut si violent et ardent que Lagavulin, qui était dessous, leur cria :

  • Génial, les amoureux, vous m’apportez encore de la chaleur.

Blanche Neige fit alors remarquer :

  • Je ne sais pas, Galaad, si tu as vu, mais pour embrasser, un nez comme le tien est très pratique. Il n’est absolument pas gênant et tu peux respirer tout à ton aise. Mais il est temps de dormir, tu dois te reposer.
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