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Littérature


La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 10 (suite 4)

Publié par François d'Auberoche sur 21 Novembre 2014, 06:00am

La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 10 (suite 4)

Malgré ces belles paroles, la nuit n’apporta guère le sommeil aux deux amoureux qui avaient tant de choses à se dire et tant à faire. En attendant leur mariage, ils se contentèrent de baisers et de paroles qui ne regardent qu’eux et nous tirerons donc un voile discret pour protéger leur intimité.

Le lendemain matin, alors que Blanche Neige et Galaad jouissaient d’un sommeil bien mérité, la princesse fut réveillée par l’habituelle mésange charbonnière, toute belle avec son gilet jaune et sa cravate noire.

  • Alors Blanche Neige, tu fais encore la grasse matinée ? Dépêche-toi, j’ai les crocs.
  • Encore. Zut, j’ai à peine dormi, moi, de plus tu as un bec, pas des crocs.

La princesse était bien, blottie dans les bras de Galaad, la vie était rose. Elle se dressa sur un coude et eut un hoquet de surprise. Elle avait oublié dans ses rêves combien Galaad était monstrueux à présent.

« Je vais lui faire un masque en tissu, ce sera plus agréable à regarder. »

Elle sortit du lit en vitesse pour aller nourrir les oiseaux, car elle ne voulait pas que ceux-ci réveillent son héros. Elle passa sa robe de chambre et courut dans la salle commune. Après avoir nourri les petits mendiants, elle prépara un somptueux petit déjeuner qu’elle porta sur un plateau au chevalier. Celui-ci, qui se réveillait, ne douta plus qu’il était fait pour le mariage. Il était temps qu’il trouve ce sacré Graal et qu’il se case.

Après quelques bisous, qui faillirent renverser le bol de soupe, il avala de bon cœur son repas qu’il partagea avec Blanche Neige.

  • Je vais te faire un masque en tissu, mon chéri, lui dit la princesse. Tu affoleras moins les populations.
  • Je suis si laid que ça ?
  • Ben, à vue de nez, oui.
  • Alors, cela me servira dans les combats pour effrayer l’ennemi. Mais je ne veux pas horrifier ton regard, mon amour, et porterai un masque pour te faire plaisir.
  • Tu es vraiment trop chou. Je m’habille et je le fais tout de suite.

La journée se passa en préparatifs divers pour la grande expédition qui s’annonçait. Blanche Neige fit le masque de Galaad. Celui-ci mangea et fit de l’exercice pour récupérer. Kerbauzon ramena la mère Denis à Ploucornec. Ils seraient bien restés tous les deux pour finir la cave des nains, mais, comme le fit remarquer Prof, ils se reverraient bientôt et leurs retrouvailles n’en seraient que meilleures.

Les nains fermèrent la mine, vérifièrent l’armement, décabossèrent la cuirasse, réparèrent le bouclier, ferrèrent à neuf la jument, les poneys, le cheval et le mulet, puis préparèrent leurs bagages.

Galaad et Blanche Neige profitèrent du calme de cette journée pour choisir les prénoms de leurs futurs enfants et la couleur de leurs chambres. Le masque de Galaad lui allait à merveille, réalisé en tissu blanc, il faisait ressortir le bleu de ses yeux. Très discret, il lui couvrait seulement le haut du visage, laissant libre la bouche. Il fallut d’ailleurs quelques essayages et de nombreux baisers pour que Blanche Neige soit satisfaite de la forme.

Allant voir Bethsabée après le ferrage, Blanche Neige fut surprise par ce que lui dit la jument :

  • Puisque l’on part en voyage, tu ne crois pas qu’il faudrait trouver une solution pour les bagages ?
  • Je ne comprends pas Bethsabée.
  • Ecoute, le chevalier a un mulet pour porter les siens. Vous n’avez rien pour porter les vôtres. Vous ne pouvez pas surcharger vos montures. Il vous faudrait des poneys de bât. Mais ce n’est pas facile à trouver et une troupe de dix-huit montures sera bien encombrante.
  • Oui, c’est vrai, mais où veux-tu en venir ?
  • J’ai pensé que vous pourriez acheter une charrette et un cheval, ce serait plus simple.
  • Ce ne serait pas sot, mais à qui.
  • Au marin qui est venu, de plus son cheval est très sympathique.
  • Ce n’est pas vrai Bethsabée ! Tu en as trouvé un autre ?
  • Princesse, intervint Bowmore, j’ai le regret de vous dire que votre haquenée n’a pas de parole. C'est une volage, pendant que je dormais, la nuit dernière, elle fleuretait avec ce cheval de rien, sous les yeux de tout le monde.
  • Et toi ? Qu’avais-tu fait la veille ? demanda Aberlour.
  • Ton idée n’est pas bête, dit la princesse, mais ne prends pas l’habitude d’aller avec le premier venu.
  • Je sais, mais il était si beau, tout noir.
  • Et Bowmore ? Tu ne l’avais pas trouvé beau.
  • Si, mais hier il dormait. L’autre était éveillé et tout mignon, j’en ai profité. Et puis ça me changeait du blanc.
  • Belle mentalité, ma pauvre Bethsabée !
  • C’est exactement ce que je vous disais, Princesse, conclut Bowmore.
  • Bien, je soumettrais ton idée à Prof.

Prof, consulté, trouva l’idée excellente et envoya aussitôt Joyeux et Gourmand à Ploucornec négocier avec l’amiral. Ils revinrent tard dans la soirée, très heureux, menant la charrette à un train d’enfer. Derrière, Tsoin-tsoin et Réglisse suivaient en tirant la langue. On ne les avait pas attendus pour souper et Blanche Neige était furieuse, car elle avait dû faire la cuisine.

Le soir, tout le monde se coucha tôt, et seul, en prévision du lendemain.

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