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Littérature


La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 11 (suite2)

Publié par François d'Auberoche sur 26 Novembre 2014, 06:30am

La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 11 (suite2)
  • Bien le bonjour, noble chevalier, dit un chevalier qui sortait de l’abri d’un taillis.
  • Bien le bonjour, noble seigneur, répondit Galaad au chevalier. Je suis le chevalier Galaad de Tintagel, Compagnon de la table ronde, envoyé spécial de feu le roi Arthur de Cornouailles pour retrouver le Saint Graal. A qui ai-je l’honneur ?
  • Je suis le chevalier Edwin de Tronoën de Saint Quay de Portrieux, instructeur de cette bande de dégénérés. Je suis très honoré de rencontrer un chevalier de la table ronde. J’aurais préféré chercher avec vous le Saint Graal, mais l’on m’a confié la mission, presque impossible, de transformer ces bacheliers ignares en chevaliers.
  • C’est exactement ce que disait de moi et de mes condisciples, notre instructeur.
  • Entre nous, le mien aussi. Alors, Bazar,[1] cria Tronoën à Landévennec. Que faisais-tu dans les pattes du chevalier ?
  • J’essayais de traverser le chemin sans me faire voir.
  • Espèce de brêle, c’était plutôt loupé, constata Galaad. Alors Tronoën, que faites-vous céans ?
  • J’essaie d’apprendre à ces jeunes gens à se battre à pied. Mais ils ne sont vraiment pas doués pour cela. Ils ne seront bons qu’à galoper sans réfléchir et à se faire massacrer. De toute façon comme ils ont tous, comme moi, un nom à rallonge, ils ne peuvent aller, sans déchoir, que dans la cavalerie. Et vous, sire Galaad, si ce n’est pas indiscret, quelle est la raison de votre présence dans cette forêt maléfique ?
  • Je cherche une grotte, au fond d’un étang, dont l’accès serait défendu par un monstre. J’ai de bons renseignements qui me permettent de croire que ma quête sera facilitée par la visite de cette grotte. Par hasard, ne sauriez-vous pas où elle se trouve ?
  • Mais si, je vais vous y conduire. Vous n’êtes pas seuls à ce que je vois.
  • Oui, j’ai avec moi la princesse Blanche Neige et sa garde personnelle, les sept nains.
  • La princesse Blanche Neige ! Quel honneur pour moi de la rencontrer. Les nains de sa garde ont l’air de bons guerriers, mais vous n’êtes pas assez nombreux pour protéger la princesse. Mes élèves se feront un plaisir de vous fournir une escorte.
  • Ce n’est pas vrai ? hurla le jeune Landévennec.
  • Il n’a pas l’air enthousiaste, fit remarquer Galaad. Quelque chose le chagrinerait-il ?
  • Il faut dire que le dragon qui en défend les abords a de quoi refroidir les ardeurs des bazars, répondit Tronoën.
  • Il est grand ?
  • Pas tellement, environ trente coudées de long et dix de haut.
  • Bof, un jeune ou une femelle. Je préférerai un jeune, les femelles sont souvent plus coriaces et très rusées.
  • C’est le cas de celle-là. Personne n’est revenu vivant de cet étang. Je l’ai toujours aperçu de loin. Je menace souvent mes élèves de les y amener, mais je ne veux pas perdre mon temps à écrire des rapports pour expliquer de lourdes pertes, aussi je m’en éloigne. Mais aujourd’hui pour vous, je ferai une exception. Tant pis pour les morts, car le combat sera dur, Galaad. Sonnez le rassemblement ! cria Tronoën.

Un jeune élève qui suivait le chevalier de Tronoën de Saint Quay de Portrieux, comme son ombre, sortit un cor de dessous son surcot et sonna longuement par trois fois. De part et d’autre du chemin des buissons accoururent.

  • Sergent, hurla Tronoën, faites enlever les camouflages, rajuster les tenues et rassemblez la section en ligne sur trois rangs, face à moi.
  • Pendant ce temps, dit Galaad, si vous le permettez, je vais vous présenter à la princesse et à son escorte.
  • J’en serai fort honoré.

Pendant que Blanche Neige, Tronoën et les nains faisaient assauts de politesse avec des : moult enchanté, c’est un honneur pour moi, je vous en prie, vous en êtes un autre, etc., les élèves chevaliers ne perdaient pas leur temps. Les buissons enlevèrent rapidement leurs branches. De frêles jouvenceaux apparurent qui rajustèrent leurs vêtements et les brossèrent. Puis, sortant de leurs poches des clefs à molette, se livrèrent à une besogne sur leur casque. Cette opération intrigua fort Galaad.

  • Dites-moi, Tronoën, que font donc vos élèves ?
  • Ah ? Ils resserrent les boulons.
  • Quoi ?
  • Les casques tiennent sur la tête au moyen de boulons. Il faut les resserrer régulièrement. Cela offre deux avantages, le premier est de rendre le casque inamovible pendant les combats, le deuxième est d’empêcher le développement de l’encéphale, voire même de le diminuer. Nous obtenons donc de parfaits militaires. Ceux qui ont serré le plus leurs boulons ont de grandes chances de finir général.

[1] n. m. (persan bazar). Marché public et couvert, en Orient et en Afrique du Nord. | En Europe, magasin où l’on vend toutes sortes de marchandises (vx).| Pop. Objets en désordre. | Arg. Mil. Elève officier de première année à l’école de Saint-Cyr. Madame Larousse.

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