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Littérature


La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 9 (suite 1)

Publié par François d'Auberoche sur 11 Novembre 2014, 06:00am

La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 9 (suite 1)
  • D’accord. Est-ce qu’on peut chasser en chemin ? demanda Swatch.
  • Vous voulez chasser quoi ?
  • Ben, n’importe quoi. Si on trouve un chasseur ou un chercheur de champignons, on pourrait l’inviter à dîner.
  • Ça m’étonnerait que vous trouviez grand-chose en cette saison. La chasse est fermée et ce n’est pas la saison pour les champignons. Enfin, vous pouvez tout de même chercher, mais soyez là pour le souper.
  • On y sera, promis ! répondit Smart.

Et les deux goulottes partirent ventre à terre.

  • Tu es sûre qu’elles vont revenir ?
  • Oui, je les ai eues quand elles étaient bébés. Pour elles, je suis leur mère. Allez hop, j’y vais.

Mélusine prononça alors la formule magique lui permettant de se changer en dragon. Malheureusement, comme elle la dit à voix basse, nous ne pouvons vous communiquer cette formule qui vous aurait permis de briller en société.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et encore pour l’écrire, Mélusine se transforma en un superbe dragon vert, d’une trentaine de coudées de long et de dix coudées de haut au garrot. (On vous aide : à peu près quinze mètres de long, quatre mètres cinquante de haut et une dizaine de mètres d’envergure).

  • Tu es un dragon superbe.
  • Une dragonne. Tu n’as pas vu ma poitrine ?
  • Mince, c’est vrai ! Huit splendides mamelles.
  • Et elles sont fermes. Pas d’artifice, pas de silicone ni de magie. Attention, tu ne bouges plus, je te prends dans mes pattes avant. Tu me dis si je te fais mal.
  • Serre un peu moins, tu appuies sur ma jambe.
  • D’accord. Tu es bien ?
  • Oui, parfait.
  • On y va !

La dragonne commença à battre des ailes, lentement d’abord, puis de plus en plus vite.

  • Attention, on décolle.
  • C’est merveilleux de pouvoir faire un décollage vertical. Par rapport au balai, c’est un progrès.
  • Bien sûr. Mais ça ne s’apprend pas du jour au lendemain. Tu vois ce décollage en douceur. Quelle technique !
  • Ça va les chevilles ? C’est vrai que c’était superbe.

En effet, la dragonne décolla doucement. Elle n’avait pas, évidemment, la grâce du colibri, mais elle avait plus d’allure qu’un avion à décollage vertical. Elle prit un peu d’altitude et commença à avancer en direction de la forêt. Tout en prenant de l’altitude, elle vira pour prendre la direction du château.

Déjà, les chiens se mettaient à hurler dans le jour naissant mais, en quelques battements d’ailes, la dragonne était à plus de trois cents pieds. Elle dépassa rapidement Ploucornec et accéléra en direction de l’est.

  • Je ne vais pas trop vite ?
  • Non fonce, j’ai hâte d’être dans mon lit.
  • D’accord, on y est dans dix minutes. Je monte à deux mille pieds, on n’effraiera pas tes sujets. Préviens-moi si tu as froid. J’ai le chauffage central.
  • Pas de plaisanteries stupides. Je ne suis pas ignifugée.
  • Détends-toi et admire le paysage.

La dragonne avait raison, à cette hauteur, dans le soleil levant, la campagne bretonne était merveilleuse. Pratiquement aucun bruit ne venait du sol et la reine était bercée pas le flap-flap des ailes de son amie. Bientôt, le château fut en vue. Malgré le jour naissant, il resplendissait de lumières.

  • C’est joli les éclairages de ton château. Tu fais des sons et lumières ?
  • Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Mais tu as raison, toutes les fenêtres sont éclairées et il y a un grand feu dans la cour. Accélère, j’ai hâte de savoir ce qui se passe. Fais un tour au-dessus que je me rende compte à quoi ça rime.
  • Tes désirs sont des ordres, ma chère Léonie.

Le spectacle qui s’offrit aux yeux de la Reine la stupéfia. Tout le château profitait de son absence pour se livrer à une monstrueuse fête ! Au milieu de la cour centrale, un feu monumental avait été allumé et les flammes éclairaient une vision dantesque. Contre les murs, des futailles de ses meilleurs vins avaient été mis en perce. Elle vit avec horreur les palefreniers avaler des setiers d’un excellent château Margaux. Plus loin, les maréchaux-ferrants engloutissaient des hanaps d’un merveilleux « La Tâche » et, à côté, les cuisiniers sirotaient sans retenue un remarquable château Cheval Blanc. Comme si cela ne suffisait pas, des amphores qu’elle n’identifia pas, mais dont le nombre manqua la faire défaillir, rafraîchissaient dans des seaux.

Deux bœufs avaient été mis en broche et tournaient devant le feu en attendant d’être rôtis à point. Pour distraire la joyeuse assistance, des musiciens s’étaient installés sur le balcon de sa propre chambre et jouaient des gavottes endiablées. La moitié de ses domestiques dansait, tandis que les autres se goinfraient et sacrifiaient à Dionysos.

La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 9 (suite 1)
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