Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

auberoche.overblog.com

auberoche.overblog.com

Littérature


La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 9 (suite 3)

Publié par François d'Auberoche sur 13 Novembre 2014, 06:30am

La Quête du Saint Graal Tome 1 Chapitre 9 (suite 3)

En quelques secondes, des fesses craquelées et rougies de la reine s’élevèrent de vilaines fumées noires. Quand elles se dissipèrent, les fesses étaient redevenues lisses et blanches comme celles d’un nouveau né.

  • Tu es forte, Léonie. Il n’y a plus rien.
  • Oui, mais je suis crevée. Est-ce que la chambrière est arrivée ?
  • Oui, elle est sur le pas de la porte et tremble de peur.
  • Ça ne m’étonne pas, elle doit avoir pas mal de choses à se reprocher. Arrive ici, petite. Ah, c’est toi, Ninon. Va vite me chercher de quoi me restaurer, j’ai besoin de reprendre des forces. Tu demandes aux cuistots de préparer un petit en-cas pour deux. Tu prendras bien quelque chose, Mélusine ?
  • C’est pas de refus, le vol ça creuse.
  • Allez, cours petite !
  • Ouuiiiiii, ma, mama, majesté.
  • Elle a du en faire de belles tout à l’heure pour être aussi craintive, celle-là.
  • Il faut dire qu’avec ce qui se passe actuellement sur les murailles de ton château, elle ne doit pas être trop rassurée, intervint Mélusine qui s’était approchée de la fenêtre d’où parvenaient des hurlements effroyables.
  • Ce doit être les empalés. Je n’ai jamais compris pourquoi les gens qu’on exécute se croient obligés de hurler comme des porcs. Est-ce qu’ils ont moins mal en braillant ? Non, alors, qu’ils se taisent ! A force, tous mes bourreaux deviennent sourds comme des pots ou font des dépressions nerveuses. J’ai un renouvellement incroyable. J’ai été obligée d’aller à Béthune pour recruter le dernier. Aide-moi à me retourner sur le dos, je mangerai un morceau dès que la gamine sera de retour et je m’occuperai de ma jambe ensuite.
  • Tu peux ressouder l’os ? Moi, je ne sais pas le faire.
  • Moi, si ! Je vais faire une colle et immobiliser avec une attelle. Avec des calmants, de la bonne nourriture et du repos, je reprendrai une activité normale dans un jour ou deux.
  • Avec quoi comptes-tu faire ton attelle ? Je peux déjà te la préparer.
  • On demandera à un menuisier de la faire. Tiens, Ninon, tu as été rapide. Que ramènes-tu de bon ?
  • Oh, pas grand-chose, Majesté, juste un bout de pain, du fromage et une amphore de vin rouge. Il n’y avait personne aux cuisines et celles-ci ont été pillées cette nuit.
  • Et les cuistots, où sont-ils ? Hein ?
  • Ben, il n’y a personne, c’est pareil dans tout le château. Ceux qui ne sont pas en train de se faire empaler se cachent au fond des caves ou s’enfuient en sautant des murailles. Il y a plein de noyés dans les douves. C’est terrible.
  • Mais, comment ça se fait ?
  • Il faut dire, ma vieille, que le spectacle a de quoi glacer le sang, dit Mélusine du balcon. Ton bourreau n’y va pas de mainmorte, il en a déjà empalé près de deux cents et ça continue. En revanche, il travaille comme un cochon, ses brochettes sont horribles. Il n’est pas fichu de les enfiler dans l’axe. Ce n’est pas vrai, il y en a même à l’envers !
  • Nom de Zeus. Il ne va pas m’embrocher tout le château ce zèbre-là. Ninon, cours vite voir le nouveau capitaine, qu’il arrête l’empalage et qu’il se pointe au trot avec son bourreau.
  • Oui, majesté. J’y cours. Je vais essayer de sauver des copines.
  • Mais qu’est-ce qu’ils m’ont foutu ces deux imbéciles. Punaise, on n’est jamais servi correctement. Je ne peux quand même pas tout faire, nom d’un chien. C’est pas difficile ce que je leur demande. Ils n’ont pas à réfléchir, juste à exécuter. Et les autres qui s’enfuient, qui quittent une si bonne place où ils sont bien payés.
  • Ah oui ? Tu me surprends.
  • Ouais, bon, passons. En tout cas bien nourris, tu as vu tout à l’heure, bien logés, regarde le cadre. Tout le monde n’a pas la chance d’habiter un château qui est splendide et d’époque. Il y en a qui payent des fortunes pour ça. Eh bien, chez moi, c’est gratis.
  • Arrête, tu vas me faire pleurer. Ton discours attendrirait la pierre et ton château fondrait. En tout cas, tu auras des difficultés à renouveler ton personnel. Tous ces empalés, ça ne va pas te faire de la pub.
  • Bon, charrie pas ! Ils se dépêchent les deux autres, je vais m’énerver.

Après de longues minutes, occupées par Mélusine à tenter de calmer son amie, le chambellan fit son apparition.

  • Oh ma reine, dit-il en se jetant à ses pieds. J’ai tout essayé pour les retenir, mais ils étaient déchaînés. Ils m’ont battu et m’ont jeté dans cette oubliette. J’ai cru mourir. Heureusement que vous êtes rentrée vite.
  • Oui, je n’aurais jamais pensé que le capitaine et le bourreau nous trahiraient.
  • Moi non plus, Majesté. Autrement oui, mais pas comme ça.
  • Comment autrement ? Qu’est-ce que tu veux dire ? Tu étais au courant ?
  • Non, Majesté. Mais il arrive parfois que le petit personnel récrimine, aussi je m’attendais à autre chose.
  • A quoi ? Bon sang.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents