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Littérature


Mystères à Beynac chapitre 2 (1)

Publié par François Auberoche sur 22 Juin 2015, 07:00am

Mystères à Beynac chapitre 2 (1)

Au matin, quand Claire se réveilla, elle s’écria :

  • Ça y est, j’ai trouvé !
  • Qu’est-ce que tu as trouvé ? lui demanda Marine.
  • Marylin ! Tu n’as pas remarqué !
  • Ben, elle n’entend rien, vu qu’elle prend des somnifères.
  • Non, pas ça ! Elle est bizarre.
  • Bizarre ?
  • Oui, bizarre. Comme c’est bizarre, ajouta la rouquine. Elle a dit cette nuit : « Je n’ai jamais vu quoi que ce soit de bizarre ». C’est elle qui est bizarre. D’abord, elle se nomme Marilyn et elle est brune, ça ne va pas. Elle ne va pas me faire croire qu’elle n’a pas entendu les gémissements de Grincheux, ni ce qui a suivi. Il faut s’appeler Matteo ou Timothée pour ne pas s’être réveillé tout de suite, soit elle nie l’évidence, soit elle a quelque chose à cacher. C’est plus que bizarre, c’est louche.
  • Ce n’est pas grave, tu vas trouver.
  • Bien sûr, compte sur moi.
  • 1, 2, 3, commença Marine en lui sautant sur le ventre.
  • Idiote ! s’esclaffa la rouquine. Hop, on se lève ! On a une enquête à mener.
  • Et un stage d’équitation, à suivre aussi.
  • C’est le moins drôle. C’est haut comme tout ces animaux. Si on tombe, on doit se faire sacrément mal.
  • Si on fait un stage d’équitation, dit sentencieusement Marine, c’est justement pour apprendre à ne pas tomber.
  • Bon, on verra si ça marche.
  • Le petit déjeuner est servi ! cria Marylin depuis la salle de séjour.
  • On arrive, répondit Marine. Claire lève-toi !
  • Pas faim.
  • Je m’en fiche, lève tes fesses ou je te vire. Je compte : 1, 2, 3,
  • Ça y est je suis debout, dit la rouquine en posant un orteil à terre. On est en vacances, on y va doucement.
  • Le p’tit déj, c’est sacré. Le chocolat froid, c’est dégoûtant. Moi, je fonce.
  • D’ac, je viens.

Finalement elle arriva bonne dernière à table, loin derrière les garçons. Marylin fut obligée de lui réchauffer son chocolat et de lui ramener du pain car Timothée et Matteo s’étaient goinfrés et n’avaient laissé que des miettes.

  • Maintenant que vous avez dévoré un kilo de pain chacun, dit Marilyn aux garçons, vous débarrassez votre vaisselle et hop à la salle de bains. Pendant que l’un se lave les dents, l’autre prend sa douche et vice-versa. Vous avez dix minutes, ensuite ce sera au tour des filles. Aujourd’hui on monte, alors on se met en tenue comme moi, conclut-elle en montrant ses bottes et sa culotte d’équitation. Rendez-vous dans une demi-heure !

Une demi-heure plus tard, tant bien que mal, les quatre stagiaires se retrouvèrent dans la cour, en tenue, tenant leur bombe à la main, un peu angoissés à la perspective de grimper sur des montures aussi grandes. Heureusement Marilyn n’était pas seule, deux garçons et deux filles de leur âge étaient avec elles. Marilyn fit les présentations :

Mystères à Beynac chapitre 2 (1)
  • Bonjour tout le monde ! Pour montrer que l’équitation c’est simple, j’ai demandé à ces quatre jeunes gens de Beynac de venir vous conseiller. Ils montent souvent avec moi, voici la blonde Julie et Emma la brune, accompagnés par Hugo, le grand brun, et Thomas, le blond.
  • Salut les Bordelais, dit Thomas en souriant.
  • Bonjour les Beynacois, répondit la rouquine.

Pendant quelques instants les jeunes firent connaissance et sympathisèrent puis ils se dirigèrent vers les écuries. Des binômes s’étaient créés en quelques instants : la rouquine était escortée par Hugo, Marine par Thomas, Timothée par Julie et Matteo par Emma.

  • Maintenant que vous êtes par deux, vos coéquipiers vont vous apprendre à brider et à seller un cheval.

La rouquine admira l’aisance avec laquelle Hugo s’acquitta de ces deux activités. Pour rien au monde, elle n’aurait osé faire rentrer le mors dans la bouche de cette grande bête aux immenses dents, c’était une activité risquée pour les doigts. Quant à mettre un tapis et une selle sur ce gigantesque animal ce n’était même pas envisageable pour elle, elle n’était pas assez grande. Elle se contenta donc de regarder Hugo s’affairer en lui faisant des yeux doux. Du coin de l’œil, elle vit que ses amis avaient adopté la même tactique avec les trois autres Beynacois et, pour conduire les chevaux à la carrière, bizarrement ce furent les quatre indigènes qui s’en chargèrent. Marilyn fit semblant de n’avoir rien vu, elle leur expliqua comment grimper sur ces immenses chevaux. Démonstration à l’appui faite par les quatre autochtones qui en profitèrent pour faire quelques tours de carrière à différentes allures, de plus en plus proches de la vitesse du son, de l’avis de la rouquine.

Puis vint le moment tant redouté : l’escalade du cheval ! Heureusement Hugo n’avait pas qu’un beau sourire, il était grand et fort, et la rouquine se retrouva sans s’en rendre compte à au moins trois mètres du sol.

Mystères à Beynac chapitre 2 (1)
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