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Littérature


Mystères à Beynac Chapitre 5

Publié par François Auberoche sur 17 Août 2015, 06:02am

Mystères à Beynac Chapitre 5

Hugo avait vu juste car après le dîner, la rouquine réunit son équipe au grand complet dans la chambre des filles et leur dit :

  • Ce soir opération fantômes ! Nous allons les trouver et les questionner ! D’accord ?
  • OK ! approuvèrent les garçons d’un commun accord.
  • Nooon, gémit Marine, j’ai trop peur.
  • La peur n’évite pas le danger ! affirma la rouquine.
  • Tu ne seras pas seule face à eux, lui dit Matteo, on sera tous ensemble.
  • Je te protégerai Marine, assura Timothée.
  • Problème réglé, donc on y va ! dit la rouquine. Il est vingt et une heures, Marilyn devrait se coucher à vingt-deux heures. A vingt-trois heures, elle dormira profondément, on se retrouvera dans la salle commune à cette heure là. D’ici là, il nous faut des lampes électriques, des piles de rechange et un grand rouleau de ficelle.
  • Un rouleau de ficelle ? Pourquoi faire ? demanda Matteo.
Mystères à Beynac Chapitre 5
  • On va en faire un fil d’Ariane comme le héros du labyrinthe.
  •  ? ? ?, pensèrent les trois amis de la rouquine.
  • Oui, Thésée s’introduisit dans le labyrinthe en Crète, pour tuer Totor.
  • Qui était Totor, la coupa Matteo.
  • Totor le minotaure, répondit Claire en riant, lisez la B.D. « Les Petits Mythos[1] », ça vous instruira. Dans la mythologie grecque, Thésée devait tuer le minotaure, monstre anthropophage à corps d’homme et à tête de taureau. Il vivait dans le labyrinthe. Pour retrouver son chemin, Thésée attacha un fil à l’entrée qu’il déroula à l’aller et suivit au retour. C’est bête comme chou et plus sûr que les cailloux du petit poucet.
  • C’est vrai que ce n’est pas sot, mais je n’y aurais pas pensé, avoua Marine.
 

[1] Cf Notes.

Mystères à Beynac Chapitre 5
  • Pensez aussi à emporter de quoi boire, de quoi grignoter et une couverture, au cas où. Pas de questions ? Bon on va dire bonsoir à Marilyn, on lui dit qu’on se couche et on se prépare.

Mais à vingt-trois heures vingt, Marilyn qui regardait la télévision n’était toujours pas couchée, ce qui faisait bouillir d’impatience les quatre conjurés.

  • Mais, qu’est-ce qu’elle peut bien regarder à cette heure là ? râla pour la dixième fois, la rouquine.
  • Je crois que c’est un film, répondit Marine. Je ne sais pas ce que c’est ni à quelle heure il se termine.
  • Punaise, avec les pubs, on risque d’en avoir jusqu’à minuit.
  • On remettra ça à demain, dit Marine en bâillant.

A ce moment elles entendirent du bruit venant de la salle commune, Marilyn venait de se lever et d’éteindre la télévision.

  • Enfin, ce n’est pas trop tôt ! soupira Claire.
  • Comment peut-on rester si longtemps devant un écran ? bougonna Marine. Maintenant il va falloir que madame s’endorme. On va se coucher à l’aube.

Mais au grand désespoir des quatre amis la propriétaire des lieux ouvrit la porte donnant sur la cour, siffla Grincheux et sortit avec lui en refermant doucement derrière elle.

Mystères à Beynac Chapitre 5
  • Cornegribouille ! jura la rouquine. Elle est partie se promener avec son chien.
  • Ce coup là c’est foutu, constata Marine avec philosophie. Je m’endors, on verra demain soir.
  • Palsambleu de saperlipopette, jura Claire de plus belle. C’est vraiment trop bête, si près du but, je vais mourir d’impatience. Je ne vais pas pouvoir dormir, tellement je suis énervée.

Cinq minutes plus tard, pour faire mentir les deux amies, la porte d’entrée grinça : Marilyn était revenue. Elle s’occupa encore un peu dans la salle commune, alla aux toilettes, à la salle de bains puis entra doucement dans sa chambre. Là les deux complices l’entendirent se déshabiller, se mettre au lit et éteindre sa lampe.

  • Ouf, souffla la rouquine. Elle s’est contentée de sortir le chien.

Quelques minutes plus tard, elle distingua le léger ronflement d’une personne qui venait de sombrer dans un profond sommeil. La maîtresse de maison était dans les bras de Morphée.

  • Génial, dit Claire à Marine. Elle dort déjà. On peut y aller.

Devant l’absence de réponse, la rouquine alluma sa lampe de chevet, sourit à ce qu’elle vit, se leva et secoua Marine qui dormait à poings fermés.

  • Debout paresseuse, lui dit-elle. On t’attend, le petit déjeuner va être froid !
  • C’est pas vrai ? Je rêve, il me semble que je n’ai dormi qu’une minute.
  • Alors, ça doit être vrai. Il est minuit moins le quart. Lève-toi doucement, Marilyn dort.
  • Allez-y sans moi, j’ai sommeil, répondit Marine en se mettant la tête sous la couette.

Deux secondes plus tard, la couette lui était enlevée et sadiquement la rouquine lui confiait à l’oreille :

  • Lève-toi, ou je charge les garçons de te virer du lit.
  • Ne t’avise pas de me faire ce coup ! dit-elle en se levant du lit.

Cinq minutes plus tard, Marine et Claire sortirent de leur chambre et retrouvèrent les deux garçons dans la salle commune. Si Matteo était en forme, Timothée baillait à se décrocher la mâchoire, visiblement il avait dû s’endormir comme Marine. La rouquine reprit ses troupes en main :

  • Il est minuit moins dix, nous avons le temps de descendre avant que les esprits se manifestent. Si on doit parler, il vaut mieux que nous soyons loin de Marilyn. 

Elle fut interrompue par des grattements légers à la porte. Tous les quatre sursautèrent. Grincheux se réveilla et gémit.

  • Qu’est-ce que c’est ? demanda Marine en tremblant.

Claire ouvrit la porte et ne put réprimer un cri :

  • C’est pas vrai ! Qu’est-ce que vous faites là ?

Devant elle, les quatre Beynacois, le sourire aux lèvres, se préparaient à entrer.

  • Thomas a parlé avec Alfred tout à l’heure, dit Hugo. Il y a des choses que tu dois savoir.
  • Sortons tous pour parler, répondit la rouquine. On ne réveillera pas Marilyn.

Une fois tout le monde dehors, Hugo continua :

  • Alfred déconseille fermement d’explorer les caves de cette maison, cela peut être très dangereux.
  • Comment il le sait ? questionna Matteo. Il y est allé ?
  • Non, mais son grand-père, oui, quand il était jeune. Avec le fils du propriétaire de l’époque, ils ont trouvé un puits très profond. Ils ont installé une grande échelle, ils sont descendus dans un gouffre et ont pris une galerie basse. Celle-ci ne leur paraissant pas très sûre, ils ont sondé la voûte avec des marteaux et se sont reculés juste à temps, tout s’est effondré devant eux. Ils sont vite remontés et le propriétaire a fait sceller l’entrée du puits.
Mystères à Beynac Chapitre 5
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