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Littérature


Auteur qui es-tu ?

Publié par François Auberoche sur 23 Décembre 2015, 03:26am

Auteur qui es-tu ?
Auteur qui es-tu ?

Ancien officier de gendarmerie, François d'Auberoche ou Auberoche est un écrivain qui s'auto édite. De caractère mélancolique, ses livres reflètent toujours une noire tristesse.

Auteur qui es-tu ?

Les voici : Hallowween à Glasgow

Recueil de nouvelles sinistres, exemple :

Une opération délicate

La docteure Harreboure, chirurgien-dentiste, arriva à son cabinet d’une humeur massacrante. Rien n’allait ce jour-là. Elle avait commencé à se disputer avec son mari dès le réveil, celui-ci prétextait une migraine pour éviter de remplir son devoir conjugal. Le temps qu’elle le décide et lui fasse faire quelque chose d’à-peu-près correct, elle avait pris du retard. Les enfants, comme d’habitude, avaient été odieux et refusaient d’obéir à leur père, l’un trouvait que le chocolat était trop chaud, l’autre refusait de se laver les dents et la dernière ne voulait pas s’habiller, car elle n’avait plus rien de mettable. Son mari était incapable de se faire obéir et, elle avait, encore une fois, été obligée de jouer le mauvais rôle et de sévir. Le turboptère avait refusé de démarrer et son mari ne pouvait pas la déposer au cabinet, car il devait conduire les enfants à l’école. Etant donné qu’il pilotait comme un pied dès qu’elle était à côté de lui, ce n’était pas plus mal. Elle n’avait eu un taxi qu’après trois quarts d’heure d’attente et, comme d’habitude, les couloirs aériens étaient saturés.

Elle arriva, en plus, sous une pluie battante, qui avait au moins le mérite de lessiver un peu le smog, on arrivait à voir le bord de la terrasse d’atterrissage. Le temps qu’elle atteigne la cabine d’ascenseur, elle fut trempée jusqu’aux os par une pluie d’un vert noirâtre. Son costume pied-de-poule était fichu.

Son assistant eut le bon goût de ne pas lui faire remarquer qu’elle avait deux heures de retard et que la salle d’attente était pleine à ras bord. Il était très en beauté ce jour-là, il portait un kilt fuchsia et amande ainsi qu’un T-shirt lilas qui mettait en valeur ses pectoraux et ses abdominaux. Il embaumait le musc et le cuir de Russie, parfum qui agissait toujours sur la libido de Pearl. Comme il l’avait accueillie avec un tendre sourire, et qu’il était toujours aussi mignon, pour le remercier, elle passa la main sous son kilt, où il ne portait rien, le coquin, et lui flatta les fesses. Il lui en sut gré par un rire cristallin. Mais, il coupa court aux politesses de sa patronne en lui disant qu’elle devait appeler immédiatement la docteure Taeko Misoshimaru au service médical des Nations Unies.

« Vous a-t-elle demandé pour quel motif, Laurent ? ».

« Non, Pearl, elle m’a seulement dit qu’il y avait une urgence pour un diplomate étranger. »

« Passez-moi la communication, Laurent, s’il vous plaît ! »

Trente secondes plus tard, elle vit apparaître sur l’écran mural la docteure Misoshimaru. C’était une forte femme d’une cinquantaine d’années, aux traits épais et d’aspect peu sympathique. Vu sa corpulence, elle avait dû pratiquer le sumo dans sa jeunesse. Elle attaqua tout de suite :

« Enfin, ce n’est pas trop tôt. Nous avons ici une urgence dentaire avec son excellence XTP 369, ministre plénipotentiaire du système Antarès. Notre cabinet dentaire n’est pas équipé pour des interventions aussi délicates. Comme sa plénitude suprême, Geneviève von Kirshoffen, elle-même, utilise vos services, qu’elle a cru bon de vous recommander chaleureusement, nous vous l’envoyons immédiatement. »

« Bien votre honneur, mais de quelle race est son excellence ? »

« Une gynoïde, bien sûr. Quelle question ! Je me demande si vous serez à la hauteur. Tâchez de satisfaire son excellence, ce n’est pas le moment de mécontenter Antarès. Si par malheur, ce que je ne vous souhaite pas, son excellence n’était pas totalement satisfaite de vos services, je vous jure que je vous trouverai personnellement une jolie petite affectation dans le cabinet dentaire de l’astéroïde le plus lointain de la galaxie. ».

L’écran s’éteignit brutalement. Pearl, qui était déjà assise, s’effondra dans son fauteuil. Celui-ci, croyant que son utilisatrice désirait faire une petite sieste, se mit aussitôt en position horizontale et commença à diffuser les infra-ondes pour un endormissement en douceur.

Elle sauta du siège en hurlant. « Arrête crétin, je n’ai pas dit couché. Allez, assis ! Laurent vient ici et vite ! »

Laurent arriva en balançant gentiment ses adorables petites fesses.

« Oui, Pearl,... »

« Idiot, ce n’est pas le moment. Tu me vires tous les clients de la salle d’attente. Je ne prends aucun rendez-vous de matin. Trouve une excuse correcte toi-même, on verra comme ça si tu as autre chose qu’une paire de .. »

« Oh, Pearl. » la coupa Laurent en rougissant.

« Préviens aussi les clients qui ne sont pas encore arrivés, et débrouille-toi pour les futurs rendez-vous. Je suis prise toute la matinée par une grosse légume. »

Pearl se rua aussitôt sur sa documentation personnelle pour savoir à quoi ressemblait la denture d’une gynoïde. Evidemment, elle ne trouva rien. Elle n’avait soigné que deux ou trois fois des extraterrestres non humanoïdes. Rares, en effet, étaient les E. T. à avoir le même genre de système masticatoire. Elle se souvenait de sa surprise lorsqu’elle avait reçu, trois ans auparavant, un Sirien, qui avait toute l’apparence d’un gallinacé, à part la denture qui faisait penser à un requin bleu. Elle lança l’ordinateur, et ce qu’elle vit, en consultant une banque de données sur le net, lui fit augurer une mauvaise matinée.

A ce moment précis, Laurent ouvrit la porte et annonça fièrement :

« Son excellence XTP 369, Ministre plénipotentiaire du système Antarès. »

Il s’effaça pour laisser entrer une femme remarquable, aux traits fins, à la chevelure blond platine, très grande, plus d’un mètre quatre-vingts, dont la combinaison moulante et transparente ne cachait rien de ses formes sculpturales. Malheureusement, son air glacial n’attirait guère la sympathie. Elle était escortée par deux immenses gardes du corps gynoïdes. Les deux géantes se mirent de chaque côté de la porte et regardèrent Pearl avec suspicion. On discernait sous la cape, qu’elles portaient par-dessus leur combinaison, la crosse énorme d’un désintégrateur qui avait, sans doute, la même puissance de feu qu’un vaisseau stellaire de la flotte de guerre terrienne.

Pearl soupira et murmura à l’ambassadrice, en montrant le fauteuil de travail :

« Soyez la bienvenue dans mon modeste cabinet Excellence, prenez place, et parlez-moi de votre problème. »

« Avant tout, éteignez-moi votre ordinateur immédiatement, les ondes qu’il émet donnent une migraine épouvantable à mon cerveau neurotronique. » répondit d’un air glacial l’Antarèsienne.

« Mais, Votre Excellence, j’en ai besoin pour me documenter et calculer les réglages de mes appareils afin de vous soigner. »

La gorille de gauche dégaina son arme de poing et visa Pearl, tandis que celle de droite allait vers l’ordinateur et arrachait d’un coup sec les fils de branchement.

 

 
   

 

Auteur qui es-tu ?

Décidément, pensa Pearl, ce n’est pas ma journée. Pourquoi ne suis-je pas un homme ? Je n’aurais rien d’autre à faire toute la journée que de mettre en marche les robots ménagers, recevoir les livraisons, regarder avec des amis un match de spoot intergalactique ou jouer avec eux à la pétanque quadridimensionnelle.

 

« Bien Excellence, bredouilla- t- elle. Quel est votre problème. »

« Je me suis cassé une canine ce matin en grignotant une de vos fichues noix de coco, et je souffre affreusement. »

« Vous souffrez ? Je pensais que les gynoïdes ignoraient la souffrance. »

« Pas du tout, nos concepteurs ont voulu, comme pour les humains, mettre en nous des détecteurs d’anomalies qui nous donnent l’alerte en nous faisant souffrir. »

« Et une fois prévenu de cette anomalie, ne pouvez- vous pas déconnecter le système d’alerte ? »

« Impossible pour nous. C’est à vous de faire le nécessaire pour que la douleur cesse. »

« Ouvrez-moi votre bouche, s’il vous plaît. »

En effet, la canine inférieure gauche était brisée à ras de la gencive, et la racine semblait fendue.

« Puis-je prendre une neutrographie, excellence ? N’êtes-vous pas sensible aux rayons Y  ? Ou bien un scanner ? Ou un IRM ? »

« Il vaut mieux une neutrographie, docteur. Ce genre d’appareil ne nous gêne pas et vous aurez une meilleure vision à travers le titane. »

La neutrographie lui confirma ce qu’elle avait vu sur le Net. Les dents qui émergeaient des gencives en Esthèromère étaient en céramique, et semblables aux dents humaines. Par contre, les concepteurs des gynoïdes avaient simplifié les racines. Celles-ci étaient de rudimentaires cubes de titane sertis dans le maxillaire, également en titane.

Chez son patient, il restait seulement de la canine de céramique un minuscule morceau qui tenait à peine à la racine. Celle-ci était fendue sur toute sa longueur. Il fallait tout remplacer. Mais avant tout, elle devait déconnecter les fils minuscules des capteurs sensoriels. Malheureusement, il en y en avait d’autres sous la racine qui ne pouvaient être déconnectés qu’au moment de l’extraction.

Elle pouvait faire elle-même les réglages du microrobot qui se chargerait de la déconnexion des capteurs sensoriels. Ce fut fait en moins d’une minute.

« Cela doit vous soulager, excellence. »

« Un peu, docteur. Mais je ne peux rester avec cette canine brisée. Enlevez-la et procédez à son remplacement. »

« Je veux bien essayer, Votre Excellence, mais il y a un problème. Comme je ne puis utiliser mon ordinateur pour faire les calculs de réglage des appareils, je risque de ne pas pouvoir ôter la racine sans vous faire souffrir atrocement. »

« Ecoutez, Docteur, chez nous les dentistes n’utilisent pas d’ordinateur et tout se passe très bien. Allez au travail ! »

Pearl soupira, regarda les clichés de la neutrographie, prit les mesures du mieux possible, avec une règle comme au Moyen Âge, et s’efforça, avec un papier et un crayon, de résoudre ce problème.

« Je me demande comment les femmes du paléolithique y arrivaient. » pensa Pearl. Elle fit appel à ses plus vieux souvenirs scolaires, mais les formules s’embrouillaient dans sa tête. Ses professeurs les avaient citées uniquement pour la petite histoire, car tout le monde, depuis longtemps, faisait confiance aux ordinateurs pour tous les calculs, des plus simples aux plus complexes.

En croisant les doigts elle introduisit les chiffres dans le robot extracteur et le mit en position.

Lorsqu’elle appuya sur le bouton de mise en marche, elle vit d’abord le corps de l’gynoïde s’arquer sur le fauteuil, puis, un hurlement strident lui parvint qui perça ses tympans.

Les deux gorilles avaient aussitôt dégainé et plaqué Pearl contre le mur en lui enfonçant le canon de leurs armes dans ses narines.

L’ambassadrice sortit de la pièce en courant, tout en continuant de hurler. Les gardes du corps abandonnèrent la dentiste qui se tenait le nez, persuadée que chaque narine était devenue aussi grande qu’un tunnel.

Laurent s’approcha de sa patronne et lui demanda d’un air inquiet : « ça va ? ».

Pearl bafouilla : « Oui. J’ai pourtant fait de mon mieux. Si cette imbécile d’gynoïde m’avait laissé utiliser mon ordinateur, il n’y aurait pas eu de problème. Il y a peut-être, sur la terre, un ou deux grands mathématiciens encore capables à l’heure actuelle d’extraire une racine carrée, mais pour une racine cubique ... » !

Copyright © François AUBEROCHE 2012

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La guerre de Troie aura bien lieu

La guerre de Troie aura bien lieu

Depuis bien longtemps les aventures amoureuses de la belle Hélène et les malheurs conjugaux de Ménélas ne nous avaient pas été contés. Oubli réparé dans ce livre, où anachronismes, pastiches, jeux de mots et inventions excentriques rivalisent d’humour pour nous amener à la guerre.
Ce roman d’amour et d’aventures vous fera découvrir de façon plaisante la mythologie, la civilisation, la géographie, la cuisine, la langue et les vins de la Grèce. Il vous servira aussi de guide touristique et de conversation.
Bref, un ouvrage indispensable à tous les amoureux de la Grèce, à ceux qui ne l’aiment pas, aux curieux, aux voyageurs et aux amateurs de belles et plaisantes histoires.

Auteur qui es-tu ?

Avis de Louis de Balmann, ancien élève de l'ENS ULM, agrégé de lettres classiques, qui a enseigné pendant des années le grec en classe terminale et le latin et le grec en hypokhâgne au lycée Henri IV à Paris, pionnier de la prononciation restituée des langues anciennes.
Voici ce qu’il écrit sur : « La guerre de Troie aura bien lieu »
« J’ai bien reçu votre livre et vous remercie pour cette amusante façon de présenter mythologie et civilisation grecques.
Puisse cet ouvrage inciter beaucoup de nos compatriotes à faire le voyage en Grèce et à se mettre à l’étude du grec. »

Je le remercie de cette aimable critique

Auteur qui es-tu ?

Quatre jeunes citadins d’une douzaine d’années sont en vacances à Beynac, en Dordogne. Dès la première nuit, ils sont confrontés à des fantômes près du célèbre château. Avec l’aide de jeunes Beynacois de leur âge ils vont enquêter sur le mystère de ces apparitions. Leur recherche les mènera sur les traces du fabuleux trésor de Richard Cœur de Lion. Trésor enfoui depuis huit cents ans dans les souterrains effondrés de la forteresse. Cette quête ne sera pas sans danger…

Livre pour adolescents.

Voici enfin la vérité sur la quête du Saint Graal par les chevaliers de la table ronde. Ils ont été chargés par le roi Arthur de retrouver le précieux calice contenant le sang du Christ. Le jeune Galaad avait le plus de chance de réussir : il était pur ! Vous apprendrez comment une vilaine fée lui a jeté un sort : il ne vieillira jamais et toutes les femmes qu’il rencontrera voudront le séduire. Il devra sans cesse lutter contre cette malédiction alors que ses compagnons de voyage ne feront rien pour lui simplifier la tâche. L’humour, l’amour et la démesure sont toujours présents dans ce roman de chevalerie saugrenu.

Voici enfin la vérité sur la quête du Saint Graal par les chevaliers de la table ronde. Ils ont été chargés par le roi Arthur de retrouver le précieux calice contenant le sang du Christ. Le jeune Galaad avait le plus de chance de réussir : il était pur ! Vous apprendrez comment une vilaine fée lui a jeté un sort : il ne vieillira jamais et toutes les femmes qu’il rencontrera voudront le séduire. Il devra sans cesse lutter contre cette malédiction alors que ses compagnons de voyage ne feront rien pour lui simplifier la tâche. L’humour, l’amour et la démesure sont toujours présents dans ce roman de chevalerie saugrenu.

Auteur qui es-tu ?

Où sont arrivés Galaad et ses compagnons ? Merlin n’aurait-il pas fait une erreur ? Mais si ! En plus, elle énorme ! Les chercheurs du Graal se retrouvent dans l’impossibilité totale de retrouver le Ciboire sacré !
Ils ne peuvent même plus compter sur l’aide de l’enchanteur Merlin et doivent se débrouiller seuls. Heureusement ils sont plein de ressources et, s’ils se font de nouveaux ennemis qui s’ajoutent aux anciens, les efforts conjugués de leurs compagnons et de leurs nouveaux amis devraient leur permettre de triompher.
Ce ne sera pas sans peine dans cette aventure pleine de rebondissements. Leurs compagnes, surtout, devront payer de leur personne pour que Galaad mène à bien sa sainte mission.
Comme dans le premier tome, cette quête délirante et loufoque se déroule dans la bonne humeur, l’amour, la bonne chère, les boissons et les gags.

Maison natale d'Etienne de la Boètie, connu pour être l'ami de Montaigne. Sa mort à 33 ans nous a privé d'un des plus éminents penseurs de son temps. Lisez et méditez Le Discours de la servitude volontaire

Maison natale d'Etienne de la Boètie, connu pour être l'ami de Montaigne. Sa mort à 33 ans nous a privé d'un des plus éminents penseurs de son temps. Lisez et méditez Le Discours de la servitude volontaire

La plus jolie fille de Sarlat vient d’être retrouvée poignardée dans un petit bois, près d’un établissement d’accueil pour handicapés. Une enquête difficile se présente pour les militaires de la gendarmerie de Sarlat. Qui peut être l’auteur de ce crime odieux ? Un handicapé mental ? Le compagnon de la belle ? Un soupirant éconduit ?
Telles sont les questions que se posent le capitaine Jean-Philippe Rameau et ses enquêteurs. Comme l’action se déroule en 1978, les moyens modernes d’investigation criminelle n’existent pas encore. Le lecteur est sur le même plan d’égalité que les gendarmes et a en sa possession tous les indices pour démasquer le criminel.
Une enquête passionnante, pleine d’action, qui vous fera découvrir le cadre splendide du Périgord noir et les splendeurs architecturales de Sarlat, sa capitale.

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François Auberoche

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