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Littérature


Le diable du moulin rouge

Publié par François d'Auberoche sur 28 Mars 2013, 18:10pm

Le début de la nouvelle carrière de Victor, héros du roman en cours d'écriture.

Victor avait rencontré aux « Montagnes russes », boulevard des capucines, les deux associés Charles Zidler et Joseph Oller qui cherchait rapidement un électricien expérimenté pour leur nouveau projet : «Le Moulin-Rouge».
Le 27 mai 1887 avait eu lieu un terrible incendie à l’Opéra-comique qui avait détruit tout le théâtre. Cet incendie, provoqué par une défectuosité de l'éclairage au gaz de la herse située au-dessus de la scène, avait coûté la vie à quatre-vingt-quatre personnes. Suite à cet incendie, l’éclairage à l'électricité devint obligatoire dans tous les théâtres et cafés-concerts dans un délai de trois mois.
Les « Montagnes russes » en bois durent fermer, les deux associés firent le projet de les faire démolir et de les remplacer par l’Olympia. En attendant ils avaient décidé de construire un cabaret qui devait être prêt pour l’Exposition universelle de Paris de 1889. Les travaux prirent du retard et l’ouverture ne se fit que le 6 octobre 1889, juste à temps, l’exposition était prévue du 6 mai au 31 octobre 1889.
Victor avait eu carte blanche pour électrifier ce bâtiment à l’architecture de salle révolutionnaire, lui donner un éclairage adapté et permettre des changements de décor rapides. En contre partie il toucha un salaire plus que conséquent et eut le droit d’installer son invention et d’en percevoir tous les bénéfices.
Il avait imaginé un jeu électrique représentant un diable rouge de la taille d’un homme. Ce démon en bois avait les bras écartés droit devant lui et dans la paume de chaque main se trouvait un puissant électro-aimant. Le joueur devait d’abord introduire une pièce de un franc dans le dispositif de mise en marche, il pouvait alors prendre une épée logée dans un fourreau sur le côté. Avec cette épée, reliée par un câble à la machine, il avait dix secondes pour toucher le nez du diable.
S’il y arrivait, les yeux du diable s’allumaient et le joueur recevait deux pièces de un franc. En cas d’échec, soit 99% des cas, une ampoule s’allumait dans sa bouche : le diable tirait la langue. Victor était au Moulin Rouge tous les soirs pour veiller à la bonne marche de l’établissement et ramasser ses gains qui se montaient à plusieurs centaines de francs par soirée.

Le diable du moulin rouge
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