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Littérature


Rejets : écrits non-publiés

Publié par François d'Auberoche sur 16 Février 2013, 07:40am

Dans Homère, après la première bataille pour le franchissement du fleuve, quelques jours se passent pour les funérailles des tués, puis les deux armées s'affrontent à nouveau. Priam demande à Hélène de lui nommer les rois Grecs. Ce passage a été détourné par Offenbach. Je l'avais moi aussi utilisé puis rejeté car ce n'était qu'un plagiat. Le voici :

" Deux jours après les funérailles, les Troyens sortirent de la citadelle, en armes. Pâris était à leur tête, une peau de léopard sur les épaules, avec son arc recourbé et son épée. Il brandissait deux javelots à la pointe d'airain, et provoqua les Grecs à se mesurer avec lui.

Devant le palais royal, Priam était assis essayant de voir, Anténor et Hélène étaient à ses côtés pour lui décrire le spectacle :

Anténor et Hélène se relayèrent pour annoncer :

- Voici les rois de la Grèce !

- Il faut que chacun s'empresse

- De les nommer par leur nom...

- Ménélas, homme tranquille

- Avec le bouillant Achille

- Et le grand Agamemnon.

Les rois Grecs arrivaient les uns après les autres sur le futur champ de bataille. Les deux Ajax étaient les premiers.

- Ces rois remplis de vaillance, c'est les deux Ajax, dirent les deux Ajax.

- Les deux Ajax, dirent ensemble, Anténor et Hélène.

- Etalant avec jactance, leur double thorax, dit Ajax le Grand.

- Leur double thorax, répétèrent Anténor et Hélène

- Parmi le fracas immense, des cuivres de Sax (Adolphe Sax, facteur d'instrument inventeur du saxophone) proclama Ajax le petit.

- Des cuivres de Sax, redirent Anténor et Hélène, sans broncher.

- Ces rois remplis de vaillance, plis de vaillance, plis de vaillance, c'est les deux Ajax ! Les deux, les deux Ajax ! dirent ensemble, les deux Ajax.

- Ces rois remplis de vaillance, c'est les deux Ajax ! dirent ensemble, Anténor et Hélène.

Achille arriva et se présenta :

- Je suis le bouillant Achille, le bouillant Achille, le bouillant Achille, le grand Myrmidon !

- Le myr, le Myrmidon, bafouillèrent Anténor et Hélène.

- Combattant un contre mille, un contre mille, un contre mille, grâce à mon plongeon !

- Grâce, grâce à mon plongeon ! redirent Anténor et Hélène.

- J'aurais l'esprit bien tranquille, n'était mon talon. Je suis le bouillant Achille, le bouillant Achille, le bouillant, le grand Myrmidon, le myr, le Myrmidon !

- Voici le bouillant Achille, le bouillant Achille, le grand Myrmidon ! répétèrent Anténor et Hélène pour Priam.

Ménélas arriva :

- Je suis l'époux de la reine, poux de la reine, poux de la reine, le roi Ménélas.

- Le Méné, le Ménélas, bredouillèrent Hélène et Anténor.

- Je craignais qu'un jour Hélène, qu'un jour Hélène, qu'un jour Hélène, je le disais tout bas.

- Il le disait tout bas, dirent très fort Anténor et Hélène.

- Ne me fasse de la peine, je n'anticipais pas. Je suis l'époux de la reine, poux de la reine, poux de la reine, le roi Ménélas. Le Mé, le Ménélas.

- Il est l'époux de la reine, poux de la reine, poux de la reine, le roi Ménélas. Le Mé, le Ménélas, finirent Hélène et Anténor.

Agamemnon arriva enfin :

- Le roi barbu qui s'avance, bu qui s'avance, bu qui s'avance, c'est Agamemnon ! Se présenta-t-il.

- Aga, Agamemnon ! Bégayèrent Anténor et Hélène.

- Et ce nom seul me dispense, seul me dispense, seul me dispense, d'en dire plus long.

- D'en di, dire plus long. Balbutièrent Hélène et Anténor.

- J'en ai dit assez, je pense, en disant mon nom, le roi barbu qui s'avance, bu qui s'avance, bu qui s'avance, c'est Aga, Aga, c'est Agamemnon

- Le roi barbu qui s'avance, c'est Agamemnon ! Aga, Aga, Agamemnon, terminèrent Anténor et Hélène. "

Comme cela n'apportait rien de nouveau je l'ai effacé, vous avez ainsi les paroles de la Marche des Rois d'offenbach que vous pouvez voir et entendre maintenant.

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