Au petit matin, un cavalier surgit de la nuit. C’était Galaad qui avait franchi les lignes ennemies en profitant des Angles morts. Il pénétra dans une forêt profonde, à l’abri des regards indiscrets, et mit son cheval au galop. Pendant des jours et des nuits, il chevaucha vers le nord, se relayant avec son cheval pour dormir.
Il parvint enfin dans l’immense forêt de Sherwood rendue célèbre, bien plus tard, par un brigand Saxon qui attaquait les braves Normands, riches et francophones.
...
Le deuxième jour de son arrivée dans cette forêt insondable, il rencontra une pauvre vieille qui se traînait, courbée en deux par le poids des ans et d’un fagot de branches qu’elle portait sur son dos. N’écoutant que sa pitié, il sauta à terre, prit le fagot d’une main, la vieille de l’autre et les jucha sur son cheval.
- Où puis-je te déposer, brave dame ? lui demanda-t-il.
- C’est bien aimable à toi, jeune homme, de te soucier d’une pauvre vieille comme moi, lui répondit-elle.