Ils ont construit, sur le même plan, des maisonnettes tout aussi minuscules et sans confort. A l’école, je lus un jour dans un livre que les dirigeants des compagnies minières avaient des maisons immenses et splendides à Paris et à Biarritz. Quand j’ai appris qu’ils dépensaient des fortunes pour leurs maîtresses, je me suis jurée de dilapider leur fortune, mais pas de l’augmenter.
J’ai donc beaucoup réfléchi à la façon de m’y prendre. En parlant avec des amies et en discutant avec des garçons, j’ai compris à l’adolescence que j’étais jolie, que j’avais un capital : mon corps, que je devais le faire fructifier intelligemment et non le gaspiller comme faisaient certaines amies.
Les hommes seraient à mes genoux et paieraient pour les voir.
